Peut-être que vous qui lisez cette page souhaitez travailler avec la respiration, les sensations et le mouvement, mais aimeriez en savoir davantage sur les données scientifiques qui valident ces pratiques. Alors poursuivez votre lecture !
En 2023, j’ai compris pour la première fois — grâce à un podcast — que la pratique d’une respiration consciente et connectée pouvait être un moyen de rééquilibrer les branches sympathique et parasympathique du système nerveux autonome (SNA). Cela s’explique par les liens entre le diaphragme et le SNA.
Le SNA joue un rôle central dans la réponse au stress : fuite, lutte ou sidération. Il intervient également dans l’anxiété. Il régule des fonctions corporelles essentielles, notamment la fréquence cardiaque, le tonus des muscles qui tapissent les vaisseaux sanguins, la digestion et d’autres systèmes qui nous permettent de fonctionner. Nous ne pouvons pas le diriger consciemment — sauf par la respiration. La plupart du temps, nous n’avons pas conscience de notre respiration… mais lorsque nous le souhaitons, nous pouvons la contrôler, par exemple lorsque nous retenons notre souffle ou que nous prenons une grande inspiration profonde.
Et la plupart d’entre nous connaissent des expressions comme : « ça m’a coupé le souffle » ou « j’ai retenu mon souffle pour voir ce qui allait se passer ». Ou encore : « j’étais figé sur place », « je me sentais engourdi ». Ces phrases témoignent d’une conscience intuitive du lien entre la respiration, les sensations corporelles et le mouvement d’une part, et nos états émotionnels d’autre part. Pourtant, ce sujet n’est pas abordé dans les manuels de médecine.
Lorsque j’ai rassemblé ces informations, j’ai été convaincu que la pratique d’une respiration consciente et connectée pouvait m’aider à me sentir plus relié, plus équilibré et plus à l’aise dans la vie. Je suis alors allé recevoir ma première séance de Transformational Breath. Même si je venais de terminer le programme MBSR de huit semaines pour apprendre à méditer, la sensation de plénitude et d’aisance ressentie après ma première séance de Transformational Breath m’a convaincu, en tant que médecin, que poursuivre cette pratique pouvait m’aider avec ma tension artérielle en hausse. Elle restait mal contrôlée malgré l’essai de plusieurs médicaments. Mais après un an de pratique de Transformational Breath, elle était revenue dans la plage normale.
Pour celles et ceux qui souhaitent en lire un peu plus, voici un aperçu de la manière dont je pense que la respiration ample, consciente et connectée, qui constitue la base de Transformational Breath, fonctionne :
Le diaphragme est un grand muscle en forme de dôme situé juste sous la cage thoracique.
Images : https://themuscularsystem.com/torso/chest/diaphragm.html et https://www.basicphysiology.org/c-4-1-breathing/
Lors de l’inspiration, le diaphragme s’aplatit, ce qui permet aux poumons de se dilater et à l’air d’entrer dans le corps. Avec une respiration abdominale complète, les organes internes situés sous le diaphragme, y compris le tube digestif, sont doucement massés.
Lors de l’expiration, le diaphragme reprend sa forme de dôme, comme indiqué ci-dessus.
Deux ensembles de nerfs jouent un rôle important : le nerf phrénique, qui active le diaphragme, et le nerf vague, associé à la relaxation. Tous deux envoient et reçoivent des informations.
Lorsque j’ai compris cela, il m’a semblé logique qu’il puisse être possible de travailler consciemment avec la respiration et ainsi d’influencer le système nerveux autonome, ce qui pourrait à son tour aider à réguler ma tension artérielle.
With regards to somatic practices – Tamalpa Life Art Process and Somatic Experiencing, my inspiration started at the beginning of my career. As a primary care doctor, I had many people come into my office complaining of symptoms such as fatigue, or vague digestive problems, or various aches and pains that did not “fit” any standard medical diagnosis. I would naturally order a few lab tests to make sure there was not something serious going on. But I could usually provide was just reassurance along with a few basic recommendations around diet and exercise.
En revenant au début de mon parcours avec Transformational Breath, lorsque j’ai senti davantage d’énergie circuler, j’ai eu envie d’explorer le mouvement et la danse, et j’ai découvert le Tamalpa Life Art Process (TLAP). Voir : [page]
Le TLAP est membre de l’International Somatic Education and Therapy Association, qui représente la profession de l’éducation et de la thérapie somatiques par le mouvement. Cette association compte des dizaines de membres, qui enseignent et pratiquent une grande diversité d’approches somatiques (https://ismeta.org/organizations). Toutes ont en commun de considérer le corps à la fois comme un « processus physique objectif » et comme un « processus subjectif de conscience vécue ». L’association a également constitué sa propre base de données de recherche, accessible gratuitement.
Et à mesure que je lisais et en apprenais davantage sur le lien entre le corps et l’esprit, j’ai découvert le livre de Peter Levine, « Waking the Tiger: Healing Trauma », qui a été un best-seller. J’ai alors découvert une autre manière encore de travailler avec le corps : l’exploration de l’expérience corporelle à travers l’intéroception et la proprioception. J’ai commencé une formation en Somatic Experiencing (SE) début 2026.
En ce qui concerne les données scientifiques, Somatic Experiencing International constitue sa propre base de données de recherche.
Ceci n’est pas exhaustif, mais pourra être un bon base pour ton proper exploration.